Stephan, le Wren noir
Joueur : ArnaudRace : Humain (option avec don)
Classe : Paladin de la vengeance
Niveau : 5
Caractéristiques (après modificateurs raciaux et talent) :
FO 18 [16 +1 race +1 don]
DX 8
CO 12 [11+1 don]
IN 15
SG 13
CH 18 [17 +1 race]
Compétences de classe : Athlétisme, Persuasion
Compétences d'historique [inquisiteur] : Investigation, Intimidation, Véhicules terrestres, Matériel d'empoisonneur
Compétence de race : Perspicacité
Dons : Spécialiste des armures lourdes (RD3 vs attaques physiques) et Résistant (maîtrise JS constitution)
Traits : La patience est une arme que je sais cultiver au besoin, mais quand le moment est venu d'agir, ma détermination est sans faille et je ne m'embarrasse pas de détails. Analyser promptement et agir sans délais, telle est ma devise.
Idéal : J'ai fait le vœu de rendre mon existence plus bénéfique qu'elle n'a été jusqu'alors destructrice. Même si pour cela, une vie ne sera sans doute pas suffisante.
Lien : Je continue de porter l'anneau du dieu fou, Cyric, afin de me rappeler d'où je viens, ce que j'ai été, et ce qui motive aujourd'hui mes actes.
Défaut : Juge et bourreau, je décide seul de ce qui est mal, de ce que je traque, et de ce que je tue.
Histoire : L'histoire du Wren commence sous un autre nom, alors que le jeune Stephan suit encore son père, Christopher Alabaster, lors de l'un de ses nombreux déplacements sur la côte des épées. Christopher est alors un marchand influent dans la région, même si sa prospérité ne tient qu'à un fil : il y a quelques années, il a conclut un pacte avec l'une des cellules du culte de Cyric, le dieu fou du meurtre et de l'intrigue. Protégé et parfois "aidé" par cette église dans ses entreprises commerciales, Christopher offre à sa femme, ses deux filles et son fils Stephan une existence idéale. Jusqu'à ce qu'un carreau d'arbalète tue le père sous les yeux du fils impuissant.
Stephan n'apprendra que bien plus tard l'identité puis la nature de l'assassin. En attendant cette double révélation, le jeune homme est perdu. Une situation que le culte de Cyric ne manque pas d'exploiter en proposant à Stephan de rentrer à son service.
L'église de Cyric se présente comme une organisation victime des préjugés des ignorants. Cette méfiance serait alimentée par les mensonges proférés par les prêtres des autres religions illégitimes. Entre ce discours rassurant, la confiance spontanée dans les choix passés de son père et le besoin de trouver un protecteur pour assurer l'avenir de sa famille décapitée, Stephan n'hésite pas longtemps.
Après avoir effectivement mis la mère et les deux sœurs du jeune homme à l'abri de la mendicité, le culte forme Stephan à son rôle d'inquisiteur.Intelligent et perspicace, Stephan se rend vite compte que les tâches qui lui sont demandées ne sont pas des plus nobles. Falsifier des documents pour compromettre d'autres cultes concurrents, intimider ou faire chanter une personnalité influente afin de favoriser la position de l'église, assassiner, en dernier recours, tout cela n'a rien de glorieux. Mais le jeune homme l'accepte et joue son rôle, non seulement convaincu que la fin justifie les moyens mais sachant aussi que s'il venait à s'opposer à ses protecteurs sa famille s'en trouverait mise en danger.
Les années passent, avec leur lot de victimes, la plupart innocentes, mais toujours coupables de nuire d'une façon ou d'une autre au culte du dieu fou. Stephan n'est pas certain que Cyric soit bien le seul dieu légitime mais il est persuadé que les autres dieux ne le sont assurément pas plus. Les agissements odieux de son culte le laissent indifférent : dans une guerre, tous les coups sont permis, et les autres cultes, se dit-il, ne se privent pas eux aussi de s'en prendre les uns aux autres.
Intelligent, prodigieusement fort, agile et endurant, Stephan est également doté d'un magnétisme irrésistible : toutes ces qualités réunies font de lui un atout autant qu'une menace pour ses supérieurs. Au sein du culte, les dissensions internes sont puissantes, et la lutte pour le pouvoir se règle souvent par le meurtre, si bien que l'avenir de ce jeune inquisiteur à qui tout réussit ne se présente pas sous les meilleurs augures.
Pour mieux assurer sa déchéance au sein du culte, un prêtre lui révèle la vérité sur l'origine du meurtrier de son père, à savoir que l'assassin appartenait à une autre loge du culte de Cyric. Stephan réalise un peu tard que la guerre sanglante entre les grands prêtres de Cyric les ont poussé depuis longtemps dans la folie. Sa crise de conscience, même partielle, suffit à provoquer sa perte. Peut-on encore lui faire confiance ? Ne se pose-t-il pas trop de questions ? N'a-t-il pas laissé entendre que Cyric n'était peut être pas le seul dieu légitime ? Sa loyauté est-elle encore assurée ?
Son assassinat est rapidement décidé par ses supérieurs, et planifié sans délais. Une dague empoisonnée ne tarde pas à trouver le chemin de son coeur alors qu'il dort avec sa compagne, Lunalla. C'est cette dernière, fervente adepte de Cyric, qui lui porte le coup fatal pendant son sommeil. Mais l'amour ne devait pas être totalement absent de leur relation, ni totalement étouffé par la foi aveugle pour le dieu fou, car l'amante évite de peu le coeur, et abandonne le corps dans une ruelle sans s'assurer de sa mort. Lentement, Stephan se vide de son sang.
Ironie du sort, c'est le clergé d'Illmater qui sauve Stephan et le soigne ensuite dans l'un de ses dispensaires pendant près de deux ans. Sa longue immobilisation forcée en compagnie des prêtres d'Illmater le laisse amoindri physiquement mais ravive en lui le souvenir du jeune homme plein de rêves et d'illusions qu'il était avant d'être pris en main et corrompu par le culte de Cyric. Il a aussi maintes fois l'occasion de réaliser toute l'atrocité de ses actes passés sous le joug de ce culte malfaisant. Et de nourrir un désir de vengeance supérieur encore à celui de sa propre rédemption. S'il ne peut racheter ses actes passés, il peut au moins tenter d’œuvrer à combattre le mal partout où il s'incarne sur ce monde. Combattre le mal avant qu'il ne corrompe de nouveaux innocents, ou fasse de nouvelles victimes. Combattre le mal qui se cache sous le masque de la foi, les ruses ou les mensonges. Malgré le poids de la culpabilité, Stephan n'envisage pas de se laisser mourir : il doit vivre pour apporter à ce monde plus qu'il ne lui a retiré.La première tâche à laquelle se consacre Stephan à sa sortie du dispensaire consiste à mettre sa mère et ses deux sœurs en sécurité en les confiant aux bons soins des prêtres d'Illmater. Doublement redevable envers cette église, l'ancien inquisiteur jure fidélité à son nouveau dieu, radicalement opposé à celui qu'il servait jusqu'alors.
Les années passent. Le clergé d'Illmater est bienveillant et ce n'est pas un petit miracle que d'avoir réussi à ainsi sauver à la fois le corps et l'esprit de Stephan. Mais ce dernier, bien qu'il se revendique désormais de l'église d'Illmater, n'en suit pas tous les préceptes. Loin de là. Véritable paladin de la vengeance, il a adopté un nouveau nom, comme pour témoigner de sa renaissance : Wren, l'oiseau, vole au dessus du monde et juge les malfaisants. Trop habitué à tuer, l'homme meurtri qu'il est devenu a gardé ses réflexes : identifier la cible et l'éliminer. La cible toutefois à changé et c'est maintenant les agents du mal qui craignent sa lame et l'aura de terreur qui semble attachée à ses pas.
Pour le clergé d'Illmater, un tel personnage se revendiquant de l'église est plutôt problématique et embarrassant. Ceci explique sans doute pourquoi il a été envoyé à Eauprofonde pour prendre part à cette expédition improbable loin, très loin, dans le Chult. Qu'il réussisse ou échoue là bas, peut être y trouvera-t-il l'occasion de retrouver la paix ? En tous cas, il sera un sujet de préoccupation de moins.


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